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Actes Sud, Paris, 2008
- E4 -
Aujourd’hui, je reprends la plume
pour vous parler de ce magnifique roman américain qui ne vaut pas le détour : il mérite tout bonnement l’occupation ! Effectivement, sept ans après le drame du 11 septembre, Don DeLillo nous
offre un roman loin de l’Hollywood excessif.
Mais qui est Don DeLillo ? C’est un grand auteur américain que le critique américain Harold Bloom classe parmi les quatre plus grands auteurs américains, à coté de Thomas Pynchon, Philip Roth et de Cormac McCarthy. Donc, c’est quelqu’un ! Cependant, il n’est pas prolixe quand il s’agit de parler de lui-même. Certes, il n’est pas aussi mystérieux que Pynchon, mais on ne connait que sa date de naissance, le fait que son père est italien, d’où un nom de famille à consonance italophone, et qu’avant d’être écrivain, il a travaillé dans la publicité car il n’a pas trouvé d’emploi dans l’édition. Et du jour au lendemain il a décidé d'arrêter totalement de travailler.
Depuis, il écrit des romans, des nouvelles, des articles… c’est un écrivain accompli qui nous livre un nouveau roman dans un style tout simplement parfait.
Mais de quoi parle L’homme qui tombe ? Comme vous l’aurez vu sur la couverture, il s’agit du 11 septembre (2001). Cependant, il ne narre pas minute après minute l’avant, le pendant et l’après des attentats. Ça, Beigbeder l’a déjà fait. Il n’offre pas un roman qui montre le patriotisme américain, la vaillance des pompiers et la perfection de Bush. Ça, le cinéma s’en chargera. Non, Don DeLillo nous offre un roman que seul lui aurait pu nous offrir et que seul la littérature peut faire. Ce jour dramatique n’est pas le personnage principal du roman. Il est le présent absent. C'est-à-dire que tout tourne autour de cet évènement, bien que les tours ne sont nommées qu’une seule fois. A la fin. Les tours sont l’ouverture et la clôture du roman. Le roman démarre sur ces évènements mais ne sont pas l’élément central. Ça n’est qu’une image. Mais l’image de quoi ? D’une vie, d'une mosaïque de vies, qui tombe en lambeau. Le point de démarrage est une image, un événement terrible, qui se poursuivra tout le long du roman avec tellement de petites destructions qu'au final le roman ne sera plus qu'une image de la destruction de ces deux tours.
Pour exprimer le chaos qui anime les deux protagonistes principaux, Keith et Lianne, le style vient en aide à la narration. Morcellement, rassemblement, éparpillement... il y a une tension entre la partie et le tout, entre l'accomplissement et la chute.
C'est tout simplement beau. Mais je vais m'arrêter là. La beauté ne s'explique pas. Elle se ressent.
Bonne lecture !
Etienne.
Le livre en bref ! J.K. Rowling gagne le procès contre un fan qui avait tenté de publier une encyclopédie Harry Potter. Seulement, voulant en faire un elle-même, elle n'était pas d'accord. Avarice, avarice...